samedi 6 mars 2010

L’éolienne domestique veut s’inviter sur nos toitures

Aeolta et Innovation-In-Design viennent de présenter une installation de toiture baptisée l’AéroCube


Ses pales sont masquées et la structure, modulable, s’adapte au toit. L’AéroCube s’affiche comme la première éolienne française de toiture permettant au particulier de produire sa propre énergie domestique. S’adaptant à toutes les toitures, cette éolienne d’un nouveau genre est équipée de turbines multipliant par trois la puissance du vent capté lorsqu’il remonte la pente du toit. Selon les régions, un module de 1,30 m de côté peut produire de 500 à 2.500 KWh.

Pour l’installation, le seul préalable est de dégarnir les tuiles sur la surface nécessaire à la pose d’un ou de plusieurs modules. Livré prêt à fonctionner grâce au générateur et à la régulation électrique intégrés, le module fournit le courant alternatif au réseau domestique à l’aide d’un câble.

Un module, expliquent les concepteurs, peut couvrir de 8 à 20 % des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus, suivant le potentiel éolien du site où il sera placé. L’énergie éolienne peut venir compléter des panneaux solaires. L’intégration du rotor dans la structure de toiture réduit les performances du système, mais l’utilisation du toit comme d’un tremplin pour le vent peut compenser en partie cette baisse d’efficacité.

Un AéroCube permet également de consommer moins de CO2. Il fait économiser jusqu’à 2 tonnes de CO2 par an et compense l’équivalent du CO2 émis par un véhicule urbain (100 gr de CO2/km) sur 10.000 à 20.000 km chaque année.

Enfin, l’éolienne de toiture est démontable et permet de rendre à la toiture sa configuration d’origine sans dégradation. Sa durée de vie est de plus de 20 ans et son entretien se fait tous les 5 ans minimum. Grâce aux matériaux utilisés lors de sa fabrication, tous les composants de ce système sont entièrement recyclables. L’AéroCube sera commercialisé pour l’été 2010 au prix de 5.000 euros TTC avec l’installation par un professionnel.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/maison-4/d/leolienne-domestique-veut-sinviter-sur-nos-toitures_22753/

lundi 1 mars 2010

Une éolienne de 10 MW en 2013

Une société publique norvégienne a annoncé qu’elle allait débloquer 137 millions de couronnes (17 millions d’euros) pour financer la construction de l’éolienne présentée comme la plus puissante au monde. Avec un rotor de 145 m de diamètre pour une hauteur totale de 162,5 m, le prototype aura une puissance de 10 MW, environ trois fois celle des éoliennes communément en service aujourd’hui, a précisé Enova, une agence du ministère du Pétrole et de l’Energie chargée de promouvoir les énergies propres. "Nous tablons sur une installation en 2011", a déclaré à l’AFP Kjell Olav Skjoelsvik, responsable des nouvelles technologies chez Enova.

Construite par la société norvégienne Sway, la nouvelle éolienne sera montée à terre à Oeygarden, dans le sud-ouest de la Norvège, mais l’objectif à terme est de développer une turbine permettant de réduire le coût d’exploitation des fermes d’éoliennes en mer en augmentant leur puissance. Le gain de puissance par rapport aux éoliennes existantes devrait notamment être obtenu grâce à une réduction du poids de la turbine et du nombre de pièces mobiles, selon Enova. Chacune de ces éoliennes géantes pourrait fournir la consommation électrique hors chauffage de plus de 2 000 foyers.

Source : http://www.batiactu.com/edito/la-norvege-veut-construire-la-plus-grande-eolienne-25255.php

lundi 11 janvier 2010

Neuf pays européens s’associent pour un réseau offshore d’éoliennes

Association européenne majeure

Neuf pays de l’UE ont signé à Bruxelles une déclaration commune visant à développer un vaste réseau d’éoliennes offshore dans la région "des mers du Nord", une coopération proclamée le jour du démarrage des négociations climatiques de Copenhague. Le texte a été signé en marge d’une réunion des ministres de l’Energie par la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, le Luxembourg, la France, le Royaume-Uni et l’Irlande.

Les secteurs énergétiques des neuf pays vont concevoir ensemble un plan de travail pour relier les parcs d’éoliennes des différentes mers du nord de l’Europe. "Le potentiel en matière d’énergie éolienne offshore dans les mers du Nord est énorme, dépassant même l’équivalent en énergie du pétrole du Moyen-Orient", insiste la Belgique. Les premiers raccordements devraient intervenir à partir de 2015, tandis qu’un plan complet sera présenté par les ministres concernés à l’automne, a précisé M. Magnette.

Ce type d’initiative va permettre à l’UE de tenir son engagement législatif d’inclure 20 % d’énergies renouvelables dans leur consommation énergétique totale d’ici 2020, un des volets clés de son ambitieux plan climat visant à réduire les émissions polluantes de 20 % d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Source : http://www.lexpress.fr/actualites/1/mers-du-nord-de-l-ue-9-pays-developperont-un-reseau-offshore-d-eoliennes_834302.html

La Chine numéro trois mondial de l’énergie éolienne

La Chine est devenue cette année le numéro trois mondial de l’énergie éolienne

"La capacité installée chinoise atteint à la fin de l’année 20 gigawatts", selon le vice-directeur du département des énergies renouvelables de l’administration nationale de l’énergie citée par l’agence officielle. insi, selon cette source, la Chine dépasse désormais l’Espagne, pour se placer troisième, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne. Fin 2008, les Etats-Unis avaient une capacité installée de 25,2 gigawatts, soit 20,8 % de la capacité mondiale, l’Espagne de 16,8 GW et la Chine de 12,2 GW, selon des statistiques officielles chinoises.

La progression chinoise est nettement supérieure à l’évolution mondiale. En 2008, la puissance installée avait doublé pour la quatrième année de suite. "En termes d’ampleur et de rythme, le développement de l’éolien en Chine est absolument sans équivalent dans le monde", soulignait le mois dernier le secrétaire général du Conseil Mondial pour l’énergie Eolienne (GWEC). "Au rythme actuel, ils seront premiers au monde en termes de capacité installée d’ici fin 2011, début 2012."

La Chine, qui est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, souhaite que les énergies renouvelables représentent 15 % de sa fourniture énergétique d’ici à 2020, contre 9 % l’an dernier. Aujourd’hui le charbon, extrêmes polluant, fournit environ 70 % de l’énergie utilisée en Chine. A titre de comparaison, l’objectif de l’Union européenne est de 20 % pour 2020

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g1PWmEuu6M8i_dtxytPqw76rjKpg

lundi 4 janvier 2010

Adobe au centre des attaques des pirates en 2010

L'éditeur McAfee prévoit que les technologies multi-plateformes Flash et Acrobat détrôneront bientôt Windows et Microsoft Office en matières de tentatives d'attaques cybercriminelles

En 2010, le couple Microsoft Windows/Office va-t-il céder sa place de système le plus attaqué par les pirates au « profit » des solutions d'Adobe? C'est en tout cas ce que laisse entendre McAfee. « Les cybercriminels ont longtemps jeté leur dévolu sur les produits Microsoft à cause de leur popularité, note l'éditeur de sécurité dans son rapport de prévision sur les menaces informatiques de l'an prochain. En 2010, nous prévoyons que les applications Adobe, particulièrement Acrobat Reader et Flash, vont occuper le haut du panier. »

Un revers de fortune dont ce serait bien passé Adobe mais qui se justifie notamment par le fait que ses technologies, Flash en premier lieu, sont aujourd'hui utilisées sur toutes les plates-formes du marché, Windows, Mac et Linux, ne serait-ce qu'au sein des navigateurs. De ce fait, elles constituent un bon vecteur d'attaque pour les pirates qui pourraient effectivement concentrer leur efforts malintentionnés sur les solutions d'Adobe. Parmi les autres secteurs susceptibles d'attirer toujours plus l'attention des cybercriminels selon McAfee, on retrouve les inévitables réseaux sociaux, au premier rang desquels Facebook, qui « se confrontera à des menaces toujours plus sophistiquées alors que le nombre d'utilisateur augmente ». Des attaques qui passeront par les applications proposées sur la plate-forme tout en exploitant la crédulité ou la confiance des utilisateurs envers leur réseau d'amis.

En brouillant la frontière entre applications locales et en ligne, le HTML 5 porte également les germes de la tentation pour les individus malintentionnés. Et l'arrivée de Chrome OS, surtout si Google l'installe sur son propre netbook, ne va pas arranger les choses. Cela donnera néanmoins l'occasion de tester la stratégie de sécurité mise en oeuvre du côté de Mountain View. D'autant que le HTML 5 est précisément supposé augmenter la sécurité des navigateurs. Enfin, les classiques du genres continueront leur carrière florissante en 2010. Botnet, pièces infectieuses jointes aux e-mail, et chevaux de Troie resteront l'appanage des cybercriminels. McAfee prévoit même que les récents succès dans la lutte contre les réseaux de PC à la solde des pirates va pousser ces derniers à changer de stratégie en « basculant vers des méthodes de contrôle alternatives et moins vulnérables, y compris par des systèmes peer-to-peer ». Joyeuse année en perspective pour l'industrie IT.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2009/12/30/adobe_au_centre_des_attaques_des_pirates_en_2010

lundi 28 décembre 2009

Les éoliennes et le solaire seront raccordés au réseau d’électricité

Le gestionnaire du réseau de transport électrique français RTE a annoncé qu’un milliard d’euros serait investi pour raccorder l’ensemble de la production d’électricité via l’éolien et le photovoltaïque au réseau

Réseau de Transport d’Electricité (RTE) vient d’inaugurer un système qui lui permettra d’insérer l’énergie du vent et du soleil dans le système électrique français. "Les opérateurs de RTE peuvent désormais suivre en temps réel l’évolution des productions de l’éolien et du grand photovoltaïque des parcs intégrés au système" explique le gestionnaire du transport de l’électricité. Le système permettra notamment d’anticiper la production d’électricité éolienne grâce aux prévisions de Météo-France. Les opérateurs "visualisent les prévisions de production heure par heure pour la journée en cours et le lendemain, accèdent aux données techniques de ces parcs, notamment celles qui permettent de prévoir leur comportement en cas de situations instables" précise RTE.

La production d’électricité éolienne atteint actuellement 4 300 mégawatts (MW), avec 95 % des éoliennes qui sont raccordées au réseau : les objectifs fixés dans le cadre du « Grenelle » sont la production de 19 000 MW en 2020 via l’éolien, et 5 400 MW pour l’énergie solaire photovoltaïque (qui ne représente actuellement que 140 MW). Une baisse de la température d’1°C l’hiver entraîne une augmentation de la consommation de 2 100 MW supplémentaire, le niveau maximal de consommation française atteignant les 75 000 MW. RTE a annoncé début novembre que l’équivalent de la production d’électricité de 4 centrales nucléaires (4 000 MW) allait devoir être importé cet hiver, avec des pics d’importation pouvant atteindre jusqu’à 9 000 MW.

Source : http://www.vedura.fr/actualite/6022-eoliennes-solaire-raccordes-reseau-electricite

jeudi 12 novembre 2009

La plus grande centrale solaire américaine vient d’ouvrir ses portes en Floride

Lors de sa visite au Desoto Next Generation Solar Energy Center (DNGSEC) en Floride, Barack Obama a annoncé l’octroi de 3,4 milliards de dollars, provenant du fonds du plan de relance, à une centaine d’entreprises spécialisées dans le développement d’une énergie propre. Cette annonce intervient alors que la construction du plus grand champ de panneaux solaires aux Etats-Unis, commencée en 2008, vient d’être achevée.

Le DNGSEC est prévu pour fournir 25 MW d’électricité, soit deux fois plus que la seconde installation de ce type aux Etats-Unis. Construite pour la compagnie d’énergie Florida Power & Light, avec 90.500 panneaux sur 700.000 m2 au sud de Tampa, elle a coûté 150 millions de dollars. Ce projet devrait pour commencer alimenter l’équivalent de 3000 maisons, cependant des permis ont déjà été déposés pour multiplier cette capacité par 12.

Outre l’alimentation en électricité de 3000 maisons, ce projet a fourni jusqu à 400 emplois pendant le pic de construction et le comté de Desoto recevra 2 millions de taxes supplémentaires jusqu’à la fin 2010. D’autre part, sur les 30 prochaines années, l’installation devrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 575.000 tonnes, ce qui selon l’U.S Environmental Protection Agency représente l’équivalent de 4500 voitures chaque jour. Elle devrait également réduire l’utilisation d’environ 200 millions de m3 de gaz naturels et de 277.000 barils de pétrole.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61019.htm

lundi 5 octobre 2009

Des atolls artificiels pour stocker l’électricité éolienne

Le Danemark étudie la possibilité de gigantesques réserves d’eau afin de stocker l’électricité éolienne

Dans le cadre d’un projet européen, le centre scientifique Riso-DTU, l’opérateur énergétique Kema et un cabinet d’architectes projettent la réalisation d’atolls. A l’intérieur de ceux-ci serait stockée de l’eau de mer à quelques dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer. L’excès de production d’électricité éolienne permettrait de stocker de l’eau. Quand le réseau le demanderait, l’eau s’écoulerait vers la mer en actionnant des turbines. Le rendement d’un cycle stockage/déstockage est estimé à 80 %. Les batteries se contentent de 70 % et l’air comprimé de moins de 50 %.

Le Danemark produit 20 % de son électricité à partir de l’énergie éolienne et vise les 30 % en 2020. Mais le vent est capricieux et l’électricité d’appoint, d’origine gaz et charbon, produit du CO2. Le domaine maritime du Danemark est relativement vaste et peu profond. Les digues mesureraient 70 m de haut, à 50 m au-dessus du niveau de la mer. Les zones de construction doivent connaître de faibles marées. L’expérience du barrage de la Rance, unique au monde, prouve la fiabilité des bétons et des parties métalliques telles les turbines.

Sur le plan de la faisabilité, un atoll de 23 km2 stockerait 160 000 MWh et serait doté de turbines d’une puissance totale de 5 000 MW. Un investissement évalué à 6 Md€.

Source : http://www.francebtp.com/economie/e-docs/00/00/7E/E9/document_articles.php?titre=des-atolls-artificiels-pour-stocker-l-electricite-eolienne

Danemark : le plus grand parc éolien en mer du monde

Le groupe danois d’énergie Dong Energy a inauguré en mer du Nord le plus grand parc éolien marin au monde, avec près d’une centaine d’éoliennes pouvant produire de l’électricité pour couvrir les besoins annuels de 200 000 foyers

Ce parc, appelé Horns Rev 2, s’étend sur près de 35 km2 à 30 km au large de Blaavands Huk (ouest du Danemark) en mer du Nord et comprend 91 turbines livrées par le constructeur allemand Siemens, d’une capacité de 2,3 mégawatts/heure (MWh) chacune. Il est le premier parc éolien de la planète à être équipé d’un transformateur et d’une plate-forme d’habitation pour 24 personnes chargées de la maintenance et de la surveillance de la production électrique, attendue de 800 gigawatts/heure (GWh) en moyenne par an.

Inauguré par le prince héritier Frederik de Danemark, ce parc d’une capacité totale de 210 MW, et d’un coût de 3,5 milliards de couronnes (469 millions d’euros), est le neuvième parc offshore installé au Danemark depuis 1991.Horns Rev 2 est situé au nord d’un autre parc, Horns Rev 1, appartenant à Dong et au suédois Vattenfall, construit en 2002 et renfermant 80 éoliennes d’une capacité de 160 MW. La ministre du Climat et de l’Energie, Connie Hedegaard, a salué, dans un communiqué, un lancement qui "cimente la position du Danemark de champion mondial de l’électricité éolienne". "Près de 20 % de la consommation électrique danoise sont couverts par l’énergie éolienne", a-t-elle souligné, ajoutant que le gouvernement "ne comptait pas s’arrêter là" et prévoit de tripler les capacités offshore dans les 4 années à venir, avec notamment un parc off-shore de 400 MW en 2012 au large de l’île d’Anholt, dans la mer du Kattegat (nord). La capacité totale des neuf parcs offshore du Danemark est de 631 MW.

Source : http://www.rtbf.be/info/index.php?q=economie/danemark-ouverture-du-plus-grand-parc-eolien-en-mer-du-monde-142255

lundi 28 septembre 2009

L’éolien offshore pourrait bientôt produire 10 % de l’électricité européenne

Publié le 14 septembre par l’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA), un rapport intitulé An ocean of opportunities, prévoit que les projets éoliens offshore pourraient très prochainement couvrir jusqu’à 10 % des besoins européens en électricité.

EWEA s’est fixé pour objectif 40 GW de capacité offshore en 2020 et 150 GW d’ici 2030. Un objectif qui semble parfaitement réalisable puisque l’ensemble des projets de parcs éoliens en haute mer, en cours de développement ou en étude, peut produire plus de 100 GW, répartis entre 18 pays d’Europe, indique le rapport. Si tous ces projets arrivent à terme, ils pourraient satisfaire 10 % de la demande européenne en électricité et éviter, en une seule année, le rejet de quelque 200 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Mais si ces projets existent, ils ne seront pas tous réalisables, déplore l’EWEA. "La crise du crédit et une infrastructure de réseau inadéquate vont continuer à restreindre l’explosion des éoliennes offshore" a expliqué le directeur exécutif de l’EWEA, Christian Kjaer. L’objectif de 40 GW demande un investissement de 57 milliards d’euros d’ici 2020, "mais les banques restent réticentes à l’idée de prêter de l’argent" a-t-il ajouté. "Nous avons besoin de quelques éléments de la part de l’UE pour assurer que les investisseurs aient la confiance dans le fait qu’un marché existera pour soutenir leurs investissements risqués".

Source : http://www.ewea.org/index.php?id=60&no_cache=1&tx_ttnews%5btt_news%5d=1623&tx_ttnews%5bbackPid%5d=1&cHash=a16ba2f1ea

Des routes intelligentes pour éclairer l’Amérique

Son concept s’appelle Solar Roadways, et le ministère des transports américain a déjà investi 100 000 dollars... pour voir

Le 12 Février 2010 le premier prototype de portion de route photovoltaïque devrait être livré au gouvernement américain. On saura alors si l’idée a de l’avenir. Elle est née autour d’un circuit de voitures électriques. L’autre élément déterminant a été apporté par l’expert en énergie solaire Nate Lewis. Il a déterminé qu’il suffirait de couvrir 1,7 % du territoire des USA de cellules photovoltaïques pour combler ses besoins en énergie électrique. C’est comme par hasard exactement la surface occupée par les routes de bitume qui balafrent la campagne nord-américaine souvent sous un soleil de plomb.

Plusieurs expériences pionnières sont actuellement menées dans une logique similaire par l’Institut polytechnique de Worcester. Il s’agit cette fois de transformer directement l’asphalte en collecteur d’énergie, au moyen de tubes sous-terrains capables de produire de la vapeur. Le projet de Scott Brusaw est encore plus complexe : des panneaux de 30 centimètres de coté contenant en plus des capteurs, un système de LED diffusant le marquage au sol, mais aussi des câbles en fibre optique.

Le concepteur assure pouvoir maintenur un prix de 4 800 dollars par panneau et garantir une durée de vie de 21 ans. Cette nouvelle génération de « routes intelligentes » pourraient tout à la fois faire fondre la neige, transmettre des données sur le trafic, afficher le marquage au sol ou encore même faciliter le rechargement des véhicules électriques. Un kilomètre et demi de route suffirait en théorie à alimenter en énergie 500 foyers.

Source : http://www.slate.fr/story/10595/des-routes-en-panneaux-solaires-pour-eclairer-les-usa

lundi 21 septembre 2009

La première éolienne flottante fêtée en Norvège

La première éolienne flottante de grande envergure a été inaugurée début septembre en mer du Nord au large de la Norvège, un concept qui permet d’éliminer les nuisances traditionnellement associées à cette forme d’énergie, a annoncé la compagnie pétrolière norvégienne StatoilHydro. Il s’agit d’une éolienne de type offshore statique, c’est-à-dire qu’elle repose sur un support fixé aux fonds marins à quelques dizaines de mètres sous la surface de l’eau. Il en existait déjà, mais Hywind est le premier projet d’éolienne flottante, utilisable dans des mers de 120 à 700 mètres de profondeur. En pratique, l’éolienne flottante, avec ses pales de 40 mètres, culmine à 100 mètres au-dessus de l’eau. Sa partie immergée consiste en un tube, également de 100 mètres de long, dans lequel ont été placés des ballasts (eau et rochers) pour stabiliser l’installation. Hywind ne démarrera sa production que dans quelques semaines, a précisé le groupe norvégien.

"Cela a de gros avantages : ça ne se voit pas forcément de la côte, ça peut être implanté dans des endroits qui ne sont pas utilisés par d’autres, tels les pêcheurs ou les oiseaux, et c’est complètement écologique", a expliqué la responsable de l’énergie éolienne chez StatoilHydro. Cela ouvre de grandes possibilités commerciales.

On peut par exemple utiliser de telles éoliennes dans des pays dont les eaux côtières sont très profondes ou dont la capacité éolienne à terre est saturée", a ajouté la responsable. Le projet Hywind comprend une turbine éolienne de 2,3 MW installée sur un flotteur classique couramment utilisé par les plates-formes pétrolières de production offshore. La turbine a été fabriquée au Danemark par la filiale "Wind Energy" de Siemens. Les sociétés françaises telles que Technip et Nexans ont construit respectivement le flotteur et les câbles d’alimentation reliant la terre. 50 % de la capacité éolienne mondiale installée pourrait être off shore en 2030.

Source : http://www.enerzine.com/3/8277+statoilhydro-inaugure-sa-premiere-eolienne-flottante+.html

samedi 12 septembre 2009

La construction du plus grand parc photovoltaïque français a commencé

Le "plus grand parc solaire photovoltaïque" de France verra bientôt le jour dans le Gers

La construction du site réalisée par la société lyonnaise Solarezo a commencé fin juillet. Elle aura nécessité un investissement de 35 millions d’euros. Principalement financée par le Crédit Agricole et construite sur le terrain de 23 hectares de la maison de retraite communale, la station solaire photovoltaïque de Saint-Clar atteindra une puissance de 8,9 MWc. Elle devrait entrer en production dès le second semestre 2010 et comme le précise la société Solarezo, "elle fournira en particulier l’énergie nécessaire à une base de loisirs et un parc animalier".

Avec la mise en place d’un couloir écologique permettant les migrations de la faune locale, la société lyonnaise affirme son engagement envers la protection de l’environnement et précise que la station photovoltaïque "permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 4 000 tonnes de CO2 par an".

Le site devrait permettre la création de 300 emplois sur les trois prochaines années et comme l’explique l’Adjoint au Maire de la ville, Bernard Gardeil, il devrait engendrer un important tourisme industriel. "Il s’agit de la première centrale de ce type sur le sol métropolitain, cela apportera forcément des possibilités, notamment en matière de tourisme industriel. Beaucoup voudront voir à quoi cela peut ressembler". Alors qu’en septembre prochain, la ville de Saint-Clar inaugurera l’un des premiers hangars agricoles à toiture solaire du département, le Maire, David Taupiac, annonce qu’un autre projet d’énergie solaire verra le jour dans quelques mois. "Nous avons été contactés par une société parisienne spécialisée dans l’investissement et le développement durable. En octobre prochain démarrera sur la zone d’activité de Saint-Clar la construction de deux hangars à toiture solaire" a-t-il expliqué, visiblement bien décidé à faire de sa ville un véritable modèle de développement durable.

Source : http://fr.news.yahoo.com/68/20090728/tsc-nergies-renouvelables-la-constructio-04aaa9b.html

lundi 24 août 2009

Allemagne : des solutions à l’intermittence de l’éolien

La Chancelière allemande Angela Merkel a inauguré en avril 2009 une centrale innovante au plan mondial : cette centrale hybride biogaz / éolien érigée à Prenzlau (Brandebourg) au nord de Berlin devrait utiliser une partie de l’énergie éolienne captée en surplus pour fabriquer de l’hydrogène, qui sera stocké pour produire de l’électricité sur commande et alimenter des automobiles du futur via des piles ad hoc. Une combinaison des énergies qui peut élargir le spectre d’utilisation des énergies renouvelables.

Selon les détracteurs de l’énergie éolienne, cette source d’énergie intermittente ne peut pas vraiment être qualifiée de propre. En effet, en l’absence de vent, il faut faire appel aux centrales fossiles classiques pour fournir l’électricité de base. Au contraire, en cas de vent fort, les éoliennes conventionnelles génèrent souvent plus d’électricité que la capacité d’intégration du réseau. Cette électricité éolienne ne peut être stockée et entre en compétition avec l’électricité produite en continu par les centrales thermiques de base (en particulier les centrales à charbon), peu flexibles. Elle doit alors être vendue à un prix sacrifié.

Une solution existe pour résoudre le problème provoqué par un vent trop faible : une centrale hybride biogaz / éolien. Le biogaz peut être transporté, stocké et brûlé pour produire de l’électricité verte, qui est en cas de besoin couplée avec l’énergie éolienne renouvelable. Mais que faire en cas de vent fort ? L’idée innovante de l’entreprise Enertrag à Prenzlau consiste à coupler une centrale hybride biogaz/éolien avec une installation de production d’hydrogène (H2), jusqu’à présent généré principalement à partir d’énergies conventionnelles. L’hydrogène sera produit par électrolyse grâce à une alimentation en énergie électrique éolienne, avec un rendement de 70-85%. Cet hydrogène ainsi produit sous une pression d’environ 30 bars contiendra quelque 100 kWh d’énergie par mètre cube[2]. Puis l’hydrogène, facilement transportable par pipeline, sera stocké dans des cavités de gaz, mélangé avec du méthane, permettant ainsi de stocker l’énergie excédentaire du vent.

En cas de vent faible, l’hydrogène sera mélangé avec du biogaz et utilisé comme source de chaleur ou d’électricité. L’entreprise pétrolière Total achètera également une partie du gaz pour ses stations services à hydrogène.La centrale hybride, dont la mise en fonctionnement est prévue pour 2010, devrait coûter environ 21 millions d’euros. Ses dimensions sont plutôt modestes. La centrale combinera ainsi trois génératrices éoliennes déjà existantes, à capacité de 2 MW chacune, et une usine de biomasse. La puissance combinée sera de 120 MW.

Selon le Ministère de l’environnement du Land de Brandebourg à Postdam, environ 3.000 personnes travaillent dans la branche éolienne brandebourgeoise, particulièrement dynamique. Par ailleurs, les quelque 400 éoliennes d’Enertrag concentrées en Europe produisent plus d’un milliard de kWh d’électricité par an, couvrant ainsi les besoins d’un million de personnes.La production d’hydrogène pratiquée jusqu’à présent à partir de gaz naturel ne pourra pas suffire à couvrir le besoin futur, selon une étude : d’ici 2050, 70% de la flotte automobile allemande pourrait être alimentée avec de l’hydrogène. Pour le moment, il n’existe que peu de véhicules test en circulation.

Source : http://energie.lexpansion.com/articles/energies-renouvelables/2009/07/Allemagne—des-solutions-a-l-intermittence-de-l-eolien/

Les Pays-Bas veulent doubler d’ici 2011 leur production d’énergie éolienne

Les Pays-Bas veulent doubler d’ici à 2011 leur capacité de production d’énergie éolienne pour atteindre 4.000 mégawatts, a annoncé mardi le ministère de l’Environnement en promettant une simplification de la législation pour faciliter l’installation d’éoliennes.La ministre de l’Environnement, Jacqueline Cramer, s’attend à la construction de 600 à 800 nouvelles éoliennes dans les deux ans à venir, a indiqué à l’AFP son porte-parole Jan-Jaap Eikelboom.

Elle a signé mardi à Rotterdam un projet avec les communes, les provinces, des associations de défense de l’environnement et de la nature et des représentants du secteur à ce propos. Les Pays-Bas comptent actuellement quelque 2.000 éoliennes produisant un peu plus de 2.000 mégawatts, a précisé le porte-parole, soit bien moins que des pays comme l’Allemagne, qui a une capacité de plus de 20.000 mégawatts, ou l’Espagne.

Des mesures vont être prises dans les six mois à venir pour uniformiser au niveau national les normes en matière de sécurité, de nuisances sonores et de détection des éoliennes par les radars de l’aviation. Jusqu’ici, celles-ci étaient édictées par les communes et provinces, a expliqué M. Eikelboom.La ministre a aussi appelé mardi les entreprises de construction et d’exploitation d’éoliennes et les associations de défense de la nature à élaborer ensemble un plan pour produire d’ici à 2020 quelque 6.000 mégawatts par l’énergie éolienne.Les Pays-Bas veulent que 30% de la production totale d’énergie soit renouvelable en 2020 et ambitionnent de réduire de 20% d’ici là leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h2TlxEgwIGhMWu6hdRZ0UDg6yibQ

L’Allemagne se tourne vers l’offshore

L’Allemagne possède enfin ses premières installations éoliennes offshore (en haute mer) : le 15 juillet 2009, le consortium formé par les groupes énergétiques EWE, E.ON et Vattenfall, ainsi que la Société allemande de champ d’études offshore et infrastructures (DOTI, créée en juin 2006 [1]), ont installé avec succès la première des 12 éoliennes du parc éolien Alpha Ventus [2] dans la mer du Nord. Une équipe de 50 spécialistes des trois entreprises participantes est mobilisée sur le chantier en haute mer et gère le projet.

L’installation, possédant une puissance nominale de 5 MW, est implantée à 45 km au nord de l’île de Borkum. Les 12 installations devraient entrer en activité d’ici la fin de l’année 2009. Les éoliennes de 180 mètres de haut sont scellées dans le fond marin par des fondations en béton de 45 mètres de haut pesant 770 tonnes. Alpha Ventus sera le premier parc éolien offshore allemand en haute mer. La somme des investissements dans ce projet pionnier s’élève à 250 millions d’euros. La quantité d’électricité qui sera produite annuellement assurera la consommation de 50.000 foyers.

La construction des éoliennes a débuté mi-avril 2009 [3], après l’interruption, en août 2008, d’un premier essai (débuté mi-2007) pour cause de conditions météorologiques défavorables et de problèmes techniques. A présent, les fondations bétonnées doivent s’enfoncer de 30 m dans les profondeurs marines. Depuis avril 2009, les travaux ont avancé suffisamment vite pour que l’édification de la première éolienne respecte parfaitement le planning.

En décidant de construire le premier parc éolien offshore allemand Alpha Ventus, les 3 partenaires ont pénétré une zone encore non explorée. Certes, d’autres projets éoliens européens avaient déjà été effectués par différentes entreprises séparément, mais les conditions cadres d’Alpha Ventus sont uniques jusqu’à présent. "La somme des investissements pour Alpha Ventus a été revue à la hausse, des 190 millions d’euros initialement prévus à 250 millions d’euros actuellement", affirme Olivier Funk de Vattenfall, directeur administratif du DOTI. "Nous pouvons ainsi déjà dire que nous avons payé des frais d’apprentissage, mais cet argent est bien employé. Pour des projets futurs, chacune des entreprises partenaires profitera des expériences précieuses acquises avec Alpha Ventus", selon M. Funk. A cause de l’accroissement des coûts, le Gouvernement fédéral a augmenté les rétributions reçues par les producteurs offshore pour l’intégration de l’électricité dans le réseau, de 9 à 15 c euros/KWh.

Le prochain pas consiste en la mise en activité progressive de la première éolienne. A cela s’ajoute également la connexion de l’installation au poste de transformation offshore en mer, qui s’effectuera dans les prochaines semaines. La surveillance et la gestion de l’exploitation complète du parc éolien achevé seront gérées ultérieurement par EWE. "Nous rassemblerons des expériences importantes en ce qui concerne la disponibilité future et la maintenance des éoliennes", selon Dr. Claus Burkhardt (EWE), directeur administratif du DOTI responsable du domaine. "Ce savoir nous fournira aussi des informations supplémentaires sur la rentabilité des parcs éoliens offshore", complète le Dr. Burkhardt.

Déjà en septembre 2008, le DOTI a relevé le défi du transport vers la terre de l’électricité éolienne produite, avec l’édification couronnée de succès du poste de transformation offshore. La société Transpower (anciennement E.ON Netz) a posé l’année dernière un câble maritime reliant le poste de transformation avec le réseau d’électricité allemand.

L’énergie éolienne en haute mer est une forme prometteuse d’énergie renouvelable, qui ouvre notamment de nouvelles potentialités à la production d’énergie éolienne. Ses partisans mettent en évidence l’augmentation de l’efficacité des installations éolienne offshore : le vent étant plus fort et moins irrégulier en mer qu’à terre, il peut offrir en haute mer un rendement supérieur à 40%. Cependant, le matériel au contact de l’eau agitée de la mer du Nord et de l’air très salé est soumis à des exigences inconnues. Les effets sur l’environnement doivent aussi être étudiés.

Les sites des éoliennes sur la terre ferme semblent être en grande partie épuisés, et leur rendement électrique ne pourrait être augmenté que grâce à l’installation de mâts plus grands et de pales plus larges. Pour les années à venir, une vingtaine de grands projets ont d’ores et déjà reçu une autorisation pour la construction de parcs éoliens offshore en mer du Nord et en mer Baltique.Les autorités allemandes prévoient l’installation d’une puissance totale de 20.000 à 25.000 MW dans le domaine de l’éolien offshore d’ici 2030.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60073.htm

lundi 6 juillet 2009

L’énergie éolienne serait suffisante pour fournir la totalité de notre énergie

Selon une étude du PNAS (proceeding of National Academy of Science) l’énergie éolienne pourrait satisfaire la totalité des besoins présents et futurs de l’humanité

Les chercheurs ont découpé le globe en zones de 3300 kilomètres carrés, exclu les zones urbaines, les forêts, et tout ce qui pourrait empêcher l’installation de turbines. D’après les mesures de la vitesse du vent, l’installation massive d’éoliennes de 2.5 MW sur terre, et éventuellement de 3.6 MW dans les mers, à 50 miles nautiques des côtes, fournirait jusqu’à 40 fois la consommation électrique mondiale actuelle, et jusqu’à 5 fois la totalité de l’énergie consommée.

Les pays qui ont de larges zones côtières seraient les plus avantagés, la presque totalité de leur énergie pouvant être produite off-shore, sans perdre de terrain. Ainsi, les États-Unis pourraient produire 23 fois leur consommation électrique actuelle grâce à l’éolien, dont 84% serait en mer. Les pays qui ont la plus grande capacité sont la Russie, le Canada et les États-Unis.

Source : Global potential for wind generated electricity

Vers un partenariat solaire euro-africain ?

L’électricité européenne viendra t-elle des déserts africains en 2030 ?

Peut-être, si l’on en croit un projet très solide développé par une vingtaine de très grands groupes allemands. Ceux-ci vont créer un consortium en vue de développer le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète. Le projet est pharaonique, aussi bien par la démesure des investissements prévus que par les objectifs fixés. Bientôt réunies au sein d’un consortium baptisé Desertec, ces entreprises veulent faire de l’Allemagne le champion incontesté de la lutte contre le réchauffement climatique en accomplissant un vieux rêve : transformer le soleil qui inonde les sables du Sahara en électricité.

Les experts estiment à 400 milliards d’euros, l’équivalent d’une centaine de centrales nucléaires de nouvelle génération, le montant des investissements nécessaires sur une période de quarante ans. À elles seules, les méga-installations solaires coûteraient quelque 350 milliards d’euros. Le reste serait utilisé pour construire un réseau haute tension reliant l’Afrique au continent européen, afin de transporter l’énergie produite. Selon les prévisions, les premiers foyers allemands doivent être approvisionnés en électricité africaine d’ici à dix ans. Les initiateurs du projet estiment qu’ils pourraient être en mesure de produire 15 % de l’énergie consommée en Europe d’ici à quinze ans.

Le concept est plus que séduisant puisque comme l’explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation) : “Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète. L’énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d’ énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l’électricité nécessaire à l’ensemble de l’humanité.” Un projet ambitieux à étudier de près si l’on considère la demande mondiale croissante en énergie.

Le Sahara deviendrait dès lors le terrain d’une gigantesque centrale solaire à concentration (CSP) qui alimenterait tout le Maghreb et même l’Europe. Ce plan solaire méditerranéen apporterait à la fois de l’électricité et des ressources financières aux pays d’Afrique du Nord. De plus, cela permettrait de donner à l’Europe une source énergétique susceptible de l’aider à remplir son objectif de 20 % d’électricité propre, contre 8 % aujourd’hui.

Enfin, cette centrale pourrait couvrir 15 % des besoins en électricité de l’Europe en 2050. Les centrales solaires thermiques utilisent des centaines de miroirs pour concentrer la lumière du soleil dans l’eau. Cela produit de la vapeur d’eau qui peut à son tour faire tourner les turbines. Et ce sont ces turbines qui génèrent l’électricité. Les centrales solaires thermiques à concentration sont donc particulièrement adaptées pour des régions chaudes et sèches comme le désert du Sahara.

Parmi les entreprises fondatrices du consortium, Deutsche Bank, E.ON, RWE et Siemens ont d’ores et déjà confirmé leur participation. Plusieurs ministères allemands, des responsables de la Commission européenne et du Club de Rome participeront à la réunion de lancement. « Nous voulons lancer cette initiative, afin de pouvoir poser sur la table des plans concrets d’ici deux à trois ans, a expliqué Torsten Jeworrek, président du conseil de surveillance de Munich Re à la Süddeutsche Zeitung. Nous sommes très optimistes quant à la participation de l’Italie et de l’Espagne. Nous avons aussi reçu des signaux encourageants d’Afrique du Nord. » « Desertec est un projet visionnaire et très excitant. Une surface de 300 kilomètres sur 300 kilomètres dans le Sahara, équipée de miroirs paraboliques suffirait pour couvrir les besoins en énergie de la planète entière », explique-t-on chez Siemens.

Torsten Jeworrek juge qu’« à long terme le réchauffement climatique est un problème plus inquiétant que la crise financière ». D’après lui, le coût pesant sur les compagnies d’assurances lié aux catastrophes naturelles provoquées par le réchauffement climatique augmente de 3 à 4 % par an et deviendra insupportable à terme. En 2008, l’indemnisation de ces catastrophes a coûté 200 milliards de dollars aux assureurs.

Selon la Fondation Désertec, le projet pourrait se réaliser dans les années à venir si les responsables politiques en créent les conditions. En effet, les contraintes ne sont pas seulement techniques : d’une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l’approvisionnement en électricité ; d’autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d’autant que le projet est supposé pouvoir s’auto-financer à long terme.

Au départ, il aura bien entendu besoin d’une sécurité d’investissements, par exemple une garantie d’achat à un prix fixé. Mais l’électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. Desertec devrait être concurrentiel d’ici 10 à 15 ans, selon Torsten Jeworrek. L’idée du projet Desertec est née au sein d’un réseau mondial de scientifiques, de responsables et d’entrepreneurs, le TREC, qui l’a développée en collaboration avec la branche allemande du Club de Rome. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mené des études techniques, financées par le Ministère allemand fédéral de l’Environnement.

L’étude a permis de conclure qu’en moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d’énergie que l’humanité consomme en une année. La fondation Désertec s’est ainsi lancé le défi d’exploiter cette énergie inépuisable à un coût raisonnable. Le projet prévoit la construction de vastes centrales solaires thermiques à concentration (CSP) en divers points d’Afrique du Nord.

Les études ont montré qu’il suffirait d’installer des champs de collecteurs solaires sur environ 0,3 % des surfaces désertiques du globe pour couvrir l’ensemble des besoins mondiaux en énergie. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires, telles que le photovoltaïque concentré. Quant au transport de cette électricité solaire jusqu’en europe, la technologie HVDC (High Voltage Direct Current) permet de transporter l’électricité sur des milliers de km en limitant fortement les pertes. Elles sont seulement de 3 % pour 1000 km à un coût standard (Les pertes peuvent être davantage réduites, jusqu’à 0,3 % pour 1000km, mais à un coût plus élevé).

La perte globale du transfert Afrique du nord / Europe (3000km) est donc d’environ 10,5 à 11 %. D’après le groupe suisse/suèdois ABB, leader mondial de l’HVDC, le transfert HVDC de l’électricité solaire saharienne vers l’Europe (700 TWh) conduit à une augmentation du kWh CSP d’un demi centime d’euro, ce qui est presque négligeable. Un réseau connectant l’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen-Orient est tout à fait envisageable techniquement, de plus, la technologie HDVC permet de réaliser des réseaux électriques très stables.

Un projet de production et de transport d’électricité solaire est déjà à l’étude entre l’Algérie et l’Allemagne. D’une puissance de 6 000 Mégawatts, il nécessiterait l’installation d’un câble long de 3 000 km qui, partant de la ville de Adrar, traversera la Sardaigne, l’Italie du Nord et la Suisse pour atteindre Aachen (Aix-la-Chapelle).

Le projet « Desertec » est tout sauf utopique, si l’on considère l’augmentation inexorable du prix des énergies fossiles, l’urgence d’une réduction massive des émissions mondiales de gaz à effet de serre et les progrès technologiques remarquables intervenus en matière de technologies solaires depuis 20 ans. En outre, un tel projet pourrait constituer le moteur durable d’un nouveau partenariat euro-africain et permettre enfin le décollage économique d’une des régions du monde les plus pauvres mais qui détient pourtant les gisements inépuisables d’énergie propre dont notre continent aura besoin au cours de ce siècle.

René Trégouët
Sénateur honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

vendredi 19 juin 2009

La plus grande centrale géothermique inaugurée en Allemagne

Le Ministre fédéral de l’Environnement, Sigmar Gabriel, a inauguré officiellement, le 2 juin 2009, la plus grande centrale géothermique d’Allemagne à Unterhaching, près de Munich

Ecologique et indépendante des conditions météorologiques, la chaleur terrestre ou géothermie est considérée comme une source d’énergie essentielle pour l’avenir. Cependant, elle ne représente encore qu’une proportion négligeable de la production électrique et thermique allemande.

M. Gabriel a souligné que le secteur de la géothermie est un bon exemple de la faculté d’innovation de l’Allemagne et a finalement ajouté : "Quand on n’a pas d’or sous terre, il faut exploiter celui que recèlent les cerveaux". La centrale géothermique de production d’électricité et de chaleur aura une capacité de 3,36 MW. Cette puissance devrait être atteinte à l’été, soit cinq ans après le premier forage. Actuellement, la production atteinte est de 2 MW d’électricité. L’approvisionnement en chaleur avait démarré en automne 2007. Aujourd’hui, la centrale couvre les besoins énergétiques d’environ un tiers des foyers de la commune d’Unterhaching, qui compte 23.000 habitants. L’installation devrait permettre d’éviter l’émission de 40.000 tonnes de CO2 par an. Elle utilise de l’eau en ébullition entre 122 et 133°C, prélevée par pompage à une profondeur de quelques 3500 mètres.

Le technique dite du "cycle de Kalina", particulièrement efficace, a été utilisée à Unterhaching pour la première fois à l’échelle fédérale. Le principe est le suivant : l’eau bouillante transmet sa chaleur à un mélange d’ammoniac et d’eau (qui s’évapore à basse température), afin de garantir ainsi un meilleur rendement énergétique.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59459.htm

vendredi 5 juin 2009

Des pylônes électriques transformés en éoliennes

Accroître le nombre d’éoliennes sans défigurer le paysage ?

Un défi que se sont lancé trois ingénieurs du cabinet Elioth. En utilisant les pylônes électriques comme supports, les éoliennes, dont le nombre devrait être multiplié par 10 d’ici 2015, seraient mieux réparties sur le territoire et poseraient donc beaucoup moins de problèmes esthétiques.

Équipées de deux ou trois pales, ces éoliennes nouvelle génération à axe vertical seraient superposées au réseau électrique et ne défigureraient donc pas plus le paysage qu’il ne l’est déjà. Directement raccordée au réseau, l’éolienne Wind-It n’a pas besoin d’être orientée face au vent et "elle présente également d’autres avantages : son rendement est comparable à celui des éoliennes à axe horizontal et elle est moins bruyante car elle ne génère pas d’effet de sifflement à l’extrémité des pales " expliquent les trois ingénieurs. Selon les premières simulations, le rendement de cette installation sur un tiers des pylônes électriques du territoire français correspondrait à l’équivalent de deux réacteurs nucléaires. Si pour l’instant le coût d’investissement de Wind-It est supérieur à celui d’une éolienne à axe horizontal classique, à moyen terme, il pourrait devenir identique.

Source : http://fr.news.yahoo.com/68/20090527/tsc-des-pylnes-lectriques-transforms-en-04aaa9b.html