vendredi 25 juillet 2008

Un projet de peinture solaire au Pays de Galles

Aujourd'hui à la pointe du secteur de l'énergie solaire et photovoltaïque, le Pays de Galles vient de découvrir la possibilité de développer une peinture « solaire »

Une fois appliquée sur des surfaces métalliques, elle serait capable d'absorber l'énergie de rayons lumineux, même de faible intensité, et de la transformer en courant électrique. Cette innovation récente vient conforter la position du Pays de Galles comme pionnier dans ce secteur. L'importance des ressources techniques et universitaires a déjà séduit deux entreprises leaders, G24i et Sharp.

En observant la façon dont la peinture réagissait au contact du soleil, un doctorant de l'Université de Swansea au Pays de Galles est parvenu à développer une peinture permettant d'absorber l'énergie solaire. Cette peinture « solaire » vise à être utilisée sur des surfaces métalliques, telles que le bardage dans la construction des bâtiments. Alors que traditionnellement la technologie photovoltaïque repose sur le silicium, cette innovation, basée sur la fusion de la peinture et de la surface métallique, représenterait un moyen de produire de l'énergie solaire à un coût bien moins important.

Ce projet bénéficie de l'appui du Conseil gallois sur la recherche en sciences physiques (Physical Sciences Research Council) qui est prêt à le subventionner à hauteur de deux millions d'euros. La prochaine étape vise à commercialiser ces matériaux photovoltaïques qui pourraient être utilisés par la sidérurgie. L'équipe de Swansea va ainsi collaborer avec le fabricant d'acier Corus Colours, situé à Deeside aux Pays de Galles, pour développer les techniques les plus performantes d'application de peinture photovoltaïque sur les surfaces métalliques.
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Source : http://www.plein-soleil.presse.fr/VisuNews.asp?Id=1618

mardi 15 juillet 2008

Record mondial pour un câble électrique supraconducteur

C'est une inauguration d'un genre particulier qui a eu lieu le mercredi 25 juin, sur l'île de Long Island (New York)

Pas de bâtiment officiel, pas de stade, pas de monument, mais... trois câbles. Trois câbles électriques très spéciaux, parce que supraconducteurs : l'électricité qui les parcourt sur 600 mètres n'y rencontre aucune résistance. Cette propriété curieuse, mise en évidence en 1911, nécessite toutefois une très basse température, de l'ordre de - 200° C dans le cas présent, condition difficile à obtenir.

Le câble inventé par le français Nexans - numéro un mondial du secteur - pour le compte de l'opérateur américain Long Island Power Authority, est donc un bijou de technologie de 15 cm de diamètre. Au coeur de cette nouveauté, un ruban de seulement 4 mm de largeur, une matrice d'argent sur laquelle sont "brodés" des filaments supraconducteurs à base de bismuth. Autour coule le liquide réfrigérant, de l'azote liquide. L'enveloppe cryogénique, qui empêche l'ensemble de se réchauffer, est réalisée avec un système de deux tubes concentriques séparés par un excellent isolant : le vide.

300 000 FOYERS ALIMENTÉS

"Il s'agit du câble supraconducteur de transport électrique le plus long et le plus puissant du monde", résume Jean-Maxime Saugrain, directeur de l'activité supraconducteurs chez Nexans. La liaison doit alimenter en électricité quelque 300 000 foyers avec une tension de seulement 138 000 volts, alors qu'avec un câble traditionnel, il faudrait tripler la tension pour transporter une puissance équivalente. Comme le souligne Jean-Maxime Saugrain, "le but de la manoeuvre, c'est de montrer la faisabilité du système, mais aussi d'éviter de tirer une ligne aérienne à haute tension de 345 000 volts", avec tous les inconvénients que cela suppose dans un milieu fortement urbanisé. "Le câble supraconducteur ne génère, par construction, aucun champ magnétique, poursuit Jean-Maxime Saugrain. Il n'a donc aucun impact électro-magnétique sur l'environnement. Il n'y a pas non plus d'impact thermique, à la différence d'un câble standard, qui chauffe et dont il faut évacuer la chaleur."

Les avantages d'un système supraconducteur sont multiples : placé dans les points stratégiques du réseau, il permet de le désengorger et d'éviter qu'il s'effondre en cas de demande subite ; à la différence des lignes à haute tension, les câbles peuvent être tirés dans des conduites existantes, sur des ponts ou dans des tunnels de service, à condition toutefois d'installer des stations de refroidissement tous les 5 kilomètres ; par son absence de champ magnétique et son absence d'échauffement, il répond aux attentes des protecteurs de l'environnement.

Reste la question du prix. L'installation de Long Island a coûté 50 millions de dollars - "essentiellement en coût de développement", précise M. Saugrain. Nexans, qui compte une longueur d'avance sur ses concurrents, le japonais Sumitomo et l'américano-danois Ultera, travaille déjà sur une version plus commerciale, pour minimiser les coûts. Une quatrième ligne devrait être tirée à Long Island en 2010, avec un supraconducteur à base d'yttrium, moins cher que celui au bismuth.

Source : http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/24/record-mondial-pour-un-cable-electrique-supraconducteur_1062158_3244.html?xtor=RSS-3244

samedi 21 juin 2008

Afrique : Des cheminées solaires géantes pour produire une énergie propre et économique

Le plus grand projet de centrale solaire aérothermique au monde est actuellement à l’étude dans plusieurs universités allemandes

Une cheminée solaire de 1500 m de haut, d’une capacité de 400 MW, associée à des plantations assurant une séquestration de CO2 importante, devrait voir le jour en Namibie et proposer l’énergie renouvelable la moins chère du marché mondial.

Plusieurs équipes de chercheurs allemands, mettent au point, à la demande de l’énergéticien namibien NamPower, une centrale solaire aérothermique de 1500 m de haut. « The Greentower » est une immense serre circulaire en verre de 25km² qui chauffe l’air au sol afin de créer un courant chaud dans une cheminée centrale dotée de turbines. La nuit, la chaleur résiduelle émise par le sol suffira à maintenir la production.

L’installation devrait avoir une capacité de 400 MW, et offrirait l’énergie durable la moins chère du marché : 1,5 centime d’euros/kWh entre 30° nord et sud et 2,0 centimes d’euros/kWh en moyenne aux latitudes européennes. En plus de la production d’énergie, la serre accueillera également des plantations particulièrement voraces en CO2, qui séquestreront 5 fois plus de CO2 que n’en produit une centrale à charbon de capacité équivalente. But du jeu, proposer la première source d’énergie véritablement neutre en carbone. Par ailleurs, 30 000 emplois devraient être créés autour de la centrale. Reste à trouver les investisseurs, pour couvrir un coût global d’environs 600 millions d’euros. Les promoteurs du projet assurent un retour sur investissement de 50 %, très alléchant sur un marché de l’énergie en crise.

Source : http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article2807

Appel de scientifiques internationaux en faveur de l’énergie photovoltaïque

Une cinquantaine de scientifiques internationaux ont lancé à Paris un appel en faveur d’une meilleure prise en compte de l’énergie solaire photovoltaïque dans les grands choix énergétiques mondiaux

"Nous, scientifiques de différents domaines, considérons que l’électricité solaire photovoltaïque doit être un élément clé de la réponse qui doit être apportée dès maintenant pour répondre aux défis énergétiques, environnemental et climatique", indique le texte rendu public lors d’un point de presse à Paris.

Les chercheurs signataires - notamment allemands, français, japonais, américains - réclament le lancement d’une "action internationale coordonnée de très grande ampleur" pour accélérer le développement de cette filière. "Le photovoltaïque est complètement sous-estimé au niveau de ses capacités dans les grandes instances internationales", a souligné Daniel Lincot, directeur de recherche au CNRS, à l’origine de cet appel. "Je regrette par exemple que le G8 n’ait pas parlé de photovoltaïque", a ajouté M. Lincot, qui présidera la Conférence européenne sur l’énergie photovoltaïque qui aura lieu en septembre 2008 à Valencia en Espagne.

Les ministres de l’Energie des pays industrialisés du G8, qui se sont réunis à Aomori au Japon avec trois puissances économiques asiatiques (Chine, Inde, Corée du Sud), ont fait part de leur inquiétude concernant la flambée des prix du pétrole et réclamé une augmentation de la production.

L’énergie solaire photovoltaïque représente à ce jour une part infime du total de l’électricité consommée mondialement. La production mondiale enregistre cependant depuis quelques années des taux de croissance élevés. Selon l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER), elle est passé de 2.474 Mégawatts-crête (MWc, l’unité de puissance utilisée pour les cellules photovoltaïques) en 2006 à 3.733 MWc en 2007, soit une hausse de 50 %.

Source : AFP

Une éolienne flottante géante bientôt testée au large de la Norvège

La compagnie pétrolière norvégienne StatoilHydro va tester la première éolienne flottante géante

Pour ce dernier, un modèle réduit de trois mètres de haut a déjà été testé avec succès dans un bassin à vague à Trondheim. D’un coût de plus de 50,9 millions d’euros, il démarrera en grandeur réelle à l’automne 2009 en mer du Nord, au sud-ouest de la Norvège, à 10 kilomètres de l’île de Karmøy. Equipé de ballasts, la tour de 65 mètres de haut supportera des pales de 82,4 mètres de diamètre. Sa puissance nominale est de 2,3 MW pour un poids total de 138 tonnes. Une telle éolienne devrait pouvoir produire pplus de 9 millions de kWh par an, de quoi alimenter 2500 foyers en électricité.

Construite à terre puis remorquée sur son site final, ce type d’éoliennes présente de nombreux avantages. Contrairement à leur sœur fixe, contrainte de rester près des côtes, elles peuvent être mises en place au grand large, à des miles nautiques des côtes. La seule petite limite est le câble d’alimentation.

Elles profitent ainsi de vents plus constants, plus forts et moins turbulents. On améliore ainsi le rendement, la taille de l’éolienne n’étant pas limitée par le support mais par la flottaison, ces éoliennes pourraient atteindre 200 mètres de haut. Alexandra Bech Gjørv, chef de la division nouvelle énergie de StatoilHydro, précise : « si nous y parvenons, alors nous aurons fait un grand pas pour l’industrie éolienne offshore ». la Norvège, avec ses 2.500 kilomètres de côtes a théoriquement la capacité de générer 14.000 terawatt heure (TWH) d’énergie par an. En comparaison, la Norvège produit seulement 2.300 TWH par an à partir de son industrie pétrolière.

Source : http://www.technologyreview.com/Energy/20854/?nlid=1124

vendredi 30 mai 2008

Feu vert pour la recherche allemande sur l'éolien en mer - parc de démonstration "Alpha Ventus"

Le Ministère fédéral de l'Environnement (BMU) a donné son feu vert le 8 mai 2008 pour le lancement de l'initiative "RAVE" de recherche sur l'énergie éolienne en mer

Cette initiative prévoit la construction du premier parc éolien "offshore" allemand. Surnommé "Alpha Ventus", le parc de démonstration est destiné à tester en conditions réelles les plus récentes technologies et à les optimiser : 12 machines géantes, de 5MW chacune, doivent prochainement voir le jour en mer du Nord, au large de l'île de Borkum, par 30m de fond. L'initiative vise à offrir un cadre structuré pour la coordination de divers projets de recherche, coordination menée par l'institut des techniques solaires de production d'énergie (ISET) de l'Université de Kassel. Un concept a été développé pour la mise en réseau efficace des différents projets. Le BMU soutient l'initiative à hauteur de 50 millions d'euros sur 5 ans.

Cette inauguration a été l'occasion pour le physicien Prof. Joachim Peinke de l'Université de Oldenburg, également porte-parole du centre de recherche sur l'énergie éolienne ForWind, d'exprimer son point de vue sur les coûts de production de l'électricité d'origine éolienne et d'origine fossile. Selon lui, l'électricité éolienne est, déjà aujourd'hui, meilleur marché que l'électricité fossile : en prenant un coût du baril de pétrole brut de 73 euros et un rendement de conversion d'énergie de 50%, le professeur abouti à un coût du kWh fossile de 9,12 ct contre 8 ct/kWh éolien.

Depuis 2001, la recherche sur l'éolien en Allemagne a bénéficié d'un financement public de 72 millions d'euros.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54717.htm

dimanche 18 mai 2008

Une pile à hydrogène pour alimenter sa maison

La firme japonaise Panasonic a annoncé qu’elle commercialiserait l’année prochaine une pile à hydrogène capable de fournir 60 % de l’énergie utilisée dans une maison

Le journal japonais Nikkei à fièrement annoncé que Panasonic avait développé la pile à combustible la plus efficace du marché grâce à un système unique permettant une réaction chimique plus complète la rendant capable de convertir plus de 39 % de son hydrogène en énergie électrique et délivrant ainsi une puissance de 750 watts tout en réduisant de 37 % les émissions contaminantes pour l’environnement par rapport aux générateurs traditionnels.

Le système proposé par Panasonic utiliserait des électrodes polymérisées beaucoup plus efficaces que les électrodes habituelles. Pour fonctionner, la pile à combustible ne nécessite que de l’hydrogène et de l’oxygène.

Une centaine de ces piles seront mises à l’essai durant une année et si les tests s’avèrent concluants, Panasonic projette de vendre 10 000 unités de son générateur à pile à combustible pour 2010 et 100 000 unités pour l’année 2015 jusqu’à fournir 30 % des foyers nippons.

L’hydrogène sera-t-il en fin de compte l’énergie du futur ? Il ne pose aucun problème d’approvisionnement puisqu’il est l’élément le plus abondant de l’univers et il est non polluant dans le sens où sa combustion ne génère que de la vapeur d’eau, mais il faut prendre en compte la pollution générée lors de sa fabrication. Hélas, dans l’état actuel des techniques, sa production, son stockage et son transport posent encore de réels problèmes.

Source : http://www.come4news.com/une-pile-a-hydrogene-pour-alimenter-sa-maison-112357.html