dimanche 24 février 2008

Cahors : Une centrale solaire en 2009

D’ici décembre 2009, un gigantesque champ de panneaux photovoltaïques couvrira une parcelle de douze hectares

On comptera 72 369 panneaux, soit 6 370 MWh par an, l’électricité nécessaire pour 2 500 foyers. C’est l’entreprise montpelliéraine Valeco qui a emporté le marché. L’investissement de 22 millions d’euros provient uniquement de ses fonds. Les communes et les communautés de communes de Cahors et de Castelnau n’ont strictement rien à débourser.

Les institutions publiques louent la parcelle pour 25 ans (à un prix qui reste à déterminer) et surtout empochent la taxe professionnelle générée par cette activité, 65 000 € par an. Valeco, quant à elle, produit de l’électricité qu’elle revend à EDF à 0,30 €/KWh. Le contrat passé entre les deux entreprises court sur vingt ans.
La ferme photovoltaïque sera la deuxième de France. Valeco ouvre en effet une installation de ce type à Lunel dans l’Hérault dans quelques mois. Mais elle produira dix fois moins d’électricité que celle du Sycala. Le calendrier est établi. Il faut environ un an pour obtenir toutes les autorisations administratives et la signature de la préfète. Théoriquement, les projets photovoltaïques posent moins de difficultés et suscitent moins d’opposition que l’éolien.

Il faudra ensuite environ un an pour poser l’ensemble des panneaux et le raccorder au réseau EDF. « Cette parcelle, assez haute dans le parc, ne pouvait pas convenir à une entreprise, explique Yves Raynal. Cela aurait coûté trop cher pour la viabiliser. Elle était destinée à des friches. On la rentabilise donc au mieux ».

Néanmoins, aucun emploi ne sera créé. Tout sera géré depuis Montpellier. Annonce opportune néanmoins à deux mois des municipales. « La date du dévoilement du projet a été fixée par Valeco, explique Marc Lecuru. Et puis, je crois que c’est une démarche pour le bien de la communauté, initiée par des maires de tout bord. Ce n’est en aucun cas un argument électoral. » L’écologie rassemble décidément tout le monde.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/01/430751-Cahors-Une-centrale-solaire-en-2009.html

lundi 18 février 2008

Eolien : bientôt 100 000 MW installés au niveau mondial

Le marché global de l’énergie éolienne a atteint un nouveau record en 2007, avec 20 000 nouveaux mégawatts (MW) qui ont été installés dans le monde

C’est ce qu’a révélé le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC). Selon Actualité News Environnement, ce serait une augmentation de 30 % par rapport aux nouvelles installations de 2006. Ainsi, les États-Unis affichent la plus forte progression en matière de puissance énergétique éolienne installée en 2007 avec 5 200 nouveaux MW installés. L’Espagne et la Chine suivent, ajoutant respectivement 3 500 MW et 3 600 MW à leur capacité totale.

L’énergie éolienne est devenue l’un des principaux acteurs du marché énergétique mondial, avec près de 37 milliards de dollars investis annuellement dans la construction de nouveaux équipements.

« L’énergie éolienne est de plus en plus compétitive sur le plan économique par rapport aux formes conventionnelles de production d’électricité. L’augmentation du cours du baril de pétrole, combinée à la prise de conscience grandissante de la nécessaire sécurité d’approvisionnement en matières premières, fait que le kilowattheure éolien est souvent l’option la plus intéressante pour augmenter les capacités de production électrique, selon tous les points de vue », affirme le professeur Arthouros Zervos, président du GWEC.

L’éolien est de plus en plus populaire auprès des gouvernements, car il joue un rôle prépondérant pour éviter les émissions de gaz à effet de serre en partie responsables du changement climatique. La capacité installée totale dans le monde atteint aujourd’hui 94 000 MW et permet d’éviter le rejet d’environ 122 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, équivalent au fonctionnement de 20 centrales à charbon.

« Nous sommes sur la bonne voie pour réaliser notre objectif de réduction de l’émission de 1,5 milliard de tonnes de CO2 par année, mais nous avons besoin d’un signal large et fort des gouvernements indiquant qu’ils veulent vraiment mettre fin à leur dépendance aux combustibles fossiles et éradiquer le changement climatique », explique Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC.

Source : http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2008/01/20080125-152314.html

L’Écosse se met aux énergies renouvelables

Le gouvernement écossais a approuvé le projet de construction de la troisième plus grande ferme éolienne du pays, qui fournira de l’électricité à des milliers de foyers

La ferme éolienne de 68 turbines près d’Aberfeldy dans le Perthshire, aura une capacité de production d’électricité de 204 mégawatts, ce qui aidera à réduire les émissions de dioxyde de carbone provenant des centrales électriques à combustion de charbon.

« Cette ferme éolienne aura la capacité nécessaire pour satisfaire la demande en électricité de plus de 100 000 foyers, ce qui montrera encore une fois le vaste potentiel de l’Écosse pour l’énergie renouvelable », a déclaré Jim Mather, ministre de l’Énergie de l’Écosse, dans un communiqué.

« Il ne fait aucun doute que ce pays peut devenir la capitale de l’énergie écologique de l’Europe. Le gouvernement de l’Écosse s’est engagé pour mener une stratégie énergétique diverse et équilibrée, sans utiliser le nucléaire », a-t-il ajouté. Le gouvernement écossais s’est fixé pour objectif de produire 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2020.

Source : http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/02/20080201-202835.html

vendredi 8 février 2008

La plus grande centrale mondiale à la biomasse en Allemagne

La plus grande centrale électrique à Biomasse au monde vient d’être mise en service à l’extrème est de l’Allemagne, à la frontière germano-polonaise, dans un village appellé Penkun

Elle se compose de gigantesques "digesteurs", des bacs en béton de 2500 m3 de capacité dans lesquels fermentent des résidus agricoles de toute sorte. Les digesteurs dans lesquels on empile des tonnes de maïs, de blé et de purin en provenance des exploitations agricoles environnantes fermentent et produisent du biogaz, un mélange de différents gaz dont majoritairement du méthane, qui ensuite sont utilisés pour produire chaleur et électricité par un système de cogénération.

Rien de particulièrement nouveau mais ce qui est frappant, c’est surtout le gigantisme de l’installation. Ce sont les 10 000 hectares aux alentours qui alimentent l’usine d’un mélange de maïs, blé et purin en provenance de deux élevages laitiers. La chaleur produite est exclusivement utilisée dans l’usine elle même qui est autosuffisante tandis que l’électricité est revendue à Vattenfall, l’un des gros électriciens allemands.

Au total, l’usine fournit 20 MW, une production qui peut paraitre faible par rapport à la taille des installations mais qui peut alimenter 40 000 habitants ou 15 000 foyers. Son bilan carbone est nul, c’est-à-dire que le CO2 absorbé par les plantes durant leur croissance correspond à celui généré par l’usine. Avantage de la biomasse par rapport à l’éolien ou au photovoltaïque, il n’est pas dépendant du vent et du soleil et ne nécessite pas un autre installation de production d’electricité sur le réseau pour le suppléer en cas d’absence de vent ou de soleil.

Source : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3100

lundi 4 février 2008

Les nanocombustibles : un futur vecteur de l’énergie ?

Une équipe de recherche à l’université Queen Mary de Londres souhaite déterminer si les nanocombustibles peuvent devenir des vecteurs énergétiques viables dans le futur

Ce programme dirigé par le Dr Dongsheng Wen et soutenu par Shell Research étudie la combustion de nanoparticules métalliques comme le silicium, l’aluminium et le fer. Ces éléments sont particulièrement intéressants et peuvent être considérés comme renouvelables puisqu’ils sont abondamment présents sur Terre. L’équipe de recherche examine actuellement la combustion de ces nanocombustibles mouillés avec un combustible plus conventionnel comme le gazole. Suivant les résultats, ils évalueront ensuite la combustion des particules seules dites sèches.

Le principe de combustion de ces nanoparticules est relativement simple : c’est une réaction d’oxydation qui intervient entre l’oxygène et le métal. La chaleur générée par cette réaction chimique peut ensuite être utilisée pour effectuer un travail mécanique. Outre les paramètres de combustion, tels que la pression, la température et le travail que cette réaction peut générer, plusieurs interrogations quant aux émissions liées à la combustion de ces nanocombustibles seront évaluées.

D’un point de vue environnemental, il sera important de déterminer s’il est possible de capturer toutes les particules métalliques émises. Bien qu’on s’affranchisse avec ces nanocombustibles des problèmes d’émission de dioxyde de carbone, celle du monoxyde d’azote est toujours à prendre en considération. En effet, il est le produit de la réaction entre l’oxygène et l’azote de l’air qui peut intervenir dans une chambre à combustion. Différents scenarii de combustion devront donc être envisagés pour évaluer ces émissions.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52796.htm

vendredi 18 janvier 2008

Etats-Unis : l’éolien offshore anime le débat politique

C’est une affaire qui occupait déjà sporadiquement les médias américains depuis 2003, mais qui rebondit avec la publication sur le site TreeHugger.com, d’une interview de Robert Whitecomb

Cette interview est accordée à l’occasion de la publication de son ouvrage concernant le gigantesque projet Cape Wind de ferme éolienne offshore au large de Nantucket, une des régions côtières les plus huppées des Etats- Unis, berceau de la famille Kennedy (entre autres) mais aussi, en général, lieu de résidence privilégiée de ceux que les américains appellent les "méga riches" et les "mega célèbres".

Le titre de l’ouvrage "Cape Wind : Money, Celebrity, Class, Politics, and the Battle for Our Energy Future on Nantucket Sound" est assez explicite. Le livre et l’interview décrivent dans le détail la lutte acharnée et les multiples oppositions rencontrées par l’industriel Jim Gordon, président de Cape Wind, pour planter ses premiers 130 mâts au large de Cape Code.

Pourtant c’est bien le gouvernement américain lui-même qui avait levé, dans son rapport du Departement of Energy soutenu par General Electric "A Framework for Offshore Wind Energy Development in the United States". Selon ce rapport, l’énergie éolienne offshore serait capable de "fournir autant de puissance (900.000 megawatts) que l’intégralité des centrales électriques toutes énergies confondues", du pays. Effectivement il y a de quoi émouvoir !

D’autant plus que - pas de chances pour les "mega" - le gisement le plus constant se trouve au large de la côte Nord-Est, c’est-à-dire précisément là où se concentrent les résidences et des clubs les plus chics du monde ! Tous ces lieux de villégiatures hors de prix dont on a déjà l’impression qu’il faut acquitter une redevance avant d’en prononcer le nom : Long Island, East Hampton, Nantucket, Martha Wineyards, Fisher’s Island... seraient donc voués au "sordide" voisinage des fermes éoliennes offshore du projet Cape Wind !

Robert Whitecomb révèle à quelles contorsions certains sont prêts pour entraver le projet Cape Wind. Le comportement de certains hommes politiques apparaît surprenant. Il révèle aussi - et c’est plus important - comment les enjeux en termes de créations d’emplois dans un pays qui en a grandement besoin (surtout à la veille d’une échéance électorale majeure), de stabilité du coût de l’énergie dans un contexte inflationniste constant et d’indépendance énergétique pourraient, malgré toutes les pressions, finir par permettre au projet Cape Wind de fournir à la Côte Est la majeure partie de son énergie électrique pour ne pas dire la totalité. Cette affaire nous offre, en tous cas, un observatoire de choix sur la façon dont l’éolien offshore se débat en politique aux Etats Unis : avec tambours et trompettes !

Source : http://www.enerzine.com/423/Etats-Unis-l-eolien-offshore-anime-le-debat-politique/participatif.html

Le marché des éoliennes pour particuliers décolle

Le Grenelle de l’environnement est un signe : l’Etat, mais aussi les français sont de plus sensibles aux questions environnementales


Certains commencent donc à s’équiper en panneaux solaires, à acheter des voitures électriques et installent même des éoliennes dans leurs jardins. Bien que cette tendance reste, pour l’heure, très marginale, il y a assurément une évolution dans les mentalités. France Eoliennes, leader sur le marché des « petites éoliennes », avec 150 clients en France dont une quinzaine en Aquitaine, y croit beaucoup. La société vient de décider d’augmenter son capital de deux millions d’euros pour développer son activité.

Les préjugés ont la vie dure. « Une éolienne, ça fait du bruit, elle se casse, elle tue les oiseaux. Tous les jours, j’entends ce genre de remarques » souligne Igor Ochmiansky, délégué en Aquitaine de la société, France Eoliennes, dont le siège est à Orléans. « Toutes ces critiques sont fausses. Nos éoliennes ne font pas plus de bruit qu’une conversation, c’est-à-dire 30 décibels maximum. A une dizaine de mètres, vous n’entendez rien. » précise t-il.

Depuis deux ans, France Eoliennes commercialise de petites éoliennes, d’une puissance de deux à cinq kilos watts, à destination des particuliers, mais aussi, récemment, des PME et de quelques collectivités (comme Maxeville dans la banlieue de Nancy). L’intérêt est écologique, mais aussi économique. Selon Nicolas Lemeunier, responsable marketing de France Eoliennes, les études estiment qu’un foyer consomme en moyenne 5 000 kilowatts d’électricité par an, en France.

Or, une éolienne d’une puissance de deux kilowatts produit environ 3 500 kilowatts heures par an. L’énergie peut être stockée dans des batteries, ou revendue au réseau (au prix de 3,5 centimes d’euros le kilowatt heure). L’investissement est important, 15 000 euros (installation comprise), mais ces appareils bénéficient d’un crédit d’impôt, qui permet d’alléger la facture de -50%. La durée de vie des éoliennes est estimée à 25 ans. Elles sont fabriquées en Chine, où elles font fureur visiblement. Selon, Igor Ochmiansky, « il y en a partout » !

François de Conti, viticulteur à Bergerac et éleveur de poulets, est ravi aujourd’hui de son éolienne (de 2,5 kilowatts heure). « Je n’ai plus besoin désormais de groupes électrogènes pour éclairer mes 8 800 poulets. En plus de cela, je suis désormais en sécurité. Je ne risque plus de me retrouver trois semaines sans électricité, comme pendant la tempête de 1999, ce qui fut dramatique pour mes poussins ».

Selon lui, l’achat de son éolienne sera rentabilisé en seulement 7 ans. Côté administratif, il n’y a aucune inquiétude à avoir. Si le mât de l’éolienne ne dépasse pas les 11 mètres, aucun permis de construire n’est nécessaire. Toutefois, les éoliennes ne peuvent être implantées n’importe où, même si aujourd’hui elles se déclenchent dès que le vent atteint une vitesse de 10 km/h. Certaines conditions doivent être réunies : il est préférable d’avoir un grand terrain, dégagé. Le milieu rural est donc mieux adapté.

Même si, « nous n’en sommes qu’à la préhistoire de l’éolien en France », rappelle Igor Ochmiansky, la demande des français croît ces dernières années. Pour assurer son développement, France Eoliennes va installer cette année six centres techniques en France, qui assureront l’installation et le dépannage des éoliennes. Le premier sera créé à Mérignac, dans la banlieue bordelaise, en mars prochain.

D’ici là, la société entend augmenter son capital de deux millions d’euros. Avec l’espoir que le Grenelle de l’environnement va amener les français à investir dans les énergies propres, pour être « éco-responsables ». L’Etat français, qui s’est fixé comme objectif d’obtenir 21 % de sa consommation d’électricité en 2010 à partir d’énergies renouvelables, veut montrer le chemin. Mais, aujourd’hui, nous ne sommes qu’à 15 %.

Source : http://www.aqui.fr/environnements.cfm?id_article=592